Haut de page
17 Mai 2012, St Pascal

Fragments d'écrits

Tout avait une couleur indéfinissable parce qu'inexistante

L'horizon avait disparu, notre regard n'était plus interrompu

Nous avions une sensation de vertige face à cet infini

 

 

 

L'air était un mélange de soie et de vent, si doux si tiède

L'eau n'était ni froide ni humide, elle avait un parfum de bien être

Les saisons n'existaient pas, sur chaque arbre sans feuille

Poussaient des regards de chats qui ne tombaient jamais

 

 

 

 

Des gens autour de nous, plus qu'une présence, un sentiment

Aucune notion de temps, ni présent, ni avenir

Juste de fabuleux instants ...

 

 

 

 

 

 

 

 

Et cette odeur du bonheur au-delà même du bonheur

Nous entourait tels des murs invisibles, intouchables

Baignant dans cet univers d'absolu, une étrange impression

De tristesse, d'angoisse et de révolte m'envahit

J'ouvris les yeux ... Que le bonheur doit être fatiguant !

 

 

 

 

 

Tags associés : Reve

J'kaz !
0
Jeudi 03 Mars 2011Poster un commentaire

Pluie qui rit sous le vent

Chante sa triste mélopée

Rêve de lumière

Mais noire en cette clarté

Portant très haut l'auréole

 

 

 
 
 
La pluie fouette les visages, ruisselle, s'étale sur les pavés
 
Ecoutez, écoutez ...
 
Je l'entends me dire
 
J'ai cent mille ans, me dit-elle, vieille, ridée, je voudrais dormir
 
Condamnée par la nature, pour l'éternité sans cesse
 
Quand fatiguée, je m'arrête, le soleil mon ennemi m'assèche
 
Je retourne alors dans mes guenilles, ces lourds nuages gris
 
Vole un instant de ce temps pour m'endormir et m'assoupis
 
Mais je ne dors que d'un oeil et attends le moment propice
 
Gentiment mue par éole pour pleurer sous d'autres auspices
 
Vous ne voyez que de l'eau, pauvres mortels, se sont mes larmes !
 
 
 
 
 
 
A l'heure où le voile du temps
 
Brume d'automne
 
Enveloppe les halos
 
Tout au bout du chemin
 
Les branches devenues cassantes
 
De l'arbre de vie
 
S'accrochent en tremblant
 
A la flamme vacillante
 
Du bougeoir des jours
 
La meurtrissure des ans
 
Egraine son chapelet
 
Au tic tac suspendu
 
Du balancier céleste
 
Pour un voyage sans retour
 
 
 
 
 
 
 
Puis arrivent les heures vides, sans fin
 
Dont on mesure l'espace
 
Et l'on songe à tout ou à rien
 
Autant de pensées fugaces
 
On patiente, on s'attend même à retrouver
 
Demain, comme par magie
 
L'énergie, qui, un instant s'est retirée
 
Et le temps s'enfuit ...
 
 
 
 
 
 
 
 
Les arbres flambent de tous feux
 
A l'heure où se meurent les nids
 
La vie s'abîme sous nos cieux
 
Tendresse cachée sous une pluie froide
 
Gifle sans fin l'herbe et les feuilles
 
Gelant, jusqu'à fendre l'aurore
 
De l'enfance multicolore
 
 
Trouvez-nous le soleil musique
 
Pour réveiller au ciel dormant
 
L'aube lustrale des lys blancs ...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tags associés : tendresse, cachee

J'kaz !
0
Jeudi 03 Juin 2010Poster un commentaire

 Pris dans un piège - nous avons été pris dans un piège. Nous sommes entrés là par l'étroit passage qui mène aux cages des fauves. Et puis l'arène. Je l'ai vue à moitié pleine en entrant. Nous nous sommes imbriqués les uns dans les autres, comme les roues d'une machine.

 

Notre masse s'augmente, cela est sensible par la lente vague d'étouffement qui nous atteint par la nuque, venant de loin derrière nous - transmise par chaque corps, à l'autre corps, aux autres mitoyens.

 

 

La peur. Toutes les possibilités de nous détruire. Ils ont les possibilités, contre nous tous. Notre impuissance - nos hurlements sans voix - nos chairs trop brûlantes, trop emmêlées. Une seule respiration.

La chaleur s'accroît - la douleur s'accroît - insensible début de la folie, de la panique. La grande peur qu'ils nous tuent. Déjà, par moments, la question de savoir comment - pour s'apaiser. 

 

 

 

 

 

Rue emplie de pourriture et désertée de morale

 Vendeurs de mort attendant les avides de rêves

Drogue et alcool, seuls moyens d'avoir une trêve

 

Des images ténébreuses qui planent autour de nous qui transpercent nos regards dans une solitude profonde. Ne laissant à nos pauvres yeux que le soin de suinter ; beaucoup plus qu'entre les larges pierres d'une muraille et presque autant qu'un vaisseau dans l'ivresse.

Anges sortant des bas-fonds pour un avenir iniquement clair : nous vivons, aimons et mourons sans jamais espérer.

 

 

 

 

 

 

Des enfants aux pieds nus jouent avec des ordures

Des navires de carton voguent dans les caniveaux

Pas de faux-semblants, un seul mot d'ordre, survivre

 

Nous aimons à déboires, éprouver le désespoir, au coeur d'une vague qui se veut la vie, pendentif usé par les temps, tu nous rappelles chacun à notre tour que l'amour est incertain à ceux qui comptent les jours ...

 De nos corps ouverts, petit à petit, nous gagnons la sanguinolence de nos entrailles, le cerveau répandu - l'horreur dans la flaque chaude de notre sueur, qui dévore déjà le premier cadavre.

Certains déjà, sont morts, debout. Ils restent accrochés dans la masse compacte, comme une volonté rétrospective de ne pas mourir, de rester avec nous jusqu'à la fin - la nôtre, ensemble.

 

 

 

 

 

Tags associés : Miserable, misere

J'kaz !
0
Mercredi 02 Décembre 20091 commentaire(s)
Publicité
Campagne membre